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5) Qu'est-ce qu'une mauvaise inquisition?

En général, pour être mauvais, il suffit d'avoir un défaut grave. «Bonum ex integra causa, malum ex quolibet defectu».

Il y a donc une quasi-infinité de manières de faire une mauvaise inquisition. Voici quelques catégories de défauts possibles:

- on fait une inquisition alors qu'on n'en a pas besoin;
- on évite de faire une inquisition alors qu'en fait, on en a réellement besoin;
- l'inquisition est incomplète (par exemple on questionne les gens au bas de la hiérarchie, mais on exclut ceux qui ont vraiment le pouvoir, ou ceux qui sont vraiment coupables);
- l'inquisition déborde de son cadre (par exemple on court après les gens des autres églises, plutôt que de se limiter à faire le ménage dans sa propre église);
- on condamne des innocents, ou on acquitte des coupables;
- on condamne des coupables, mais le procès est mal fait;
- on condamne les coupables après un bon procès, mais on leur impose une sentence incorrecte (trop sévère, ou trop indulgente, etc.);
- et ainsi de suite.

L'Église catholique déteste les mauvaises inquisitions:

Il y a un autre chapitre douloureux sur lequel les fils de l'Église ne peuvent pas ne pas revenir en esprit de repentir: le consentement donné, surtout en certains siècles, à des méthodes d'intolérance et même de violence dans le service de la vérité.

La considération des circonstances atténuantes ne dispense pas l'Église du devoir de regretter profondément les faiblesses de tant de ses fils qui ont défiguré son visage et l'ont empêchée de refléter pleinement l'image de son Seigneur crucifié, témoin insurpassable d'amour patient et d'humble douceur. De ces attitudes douloureuses du passé ressort, pour l'avenir, une leçon qui doit inciter tout chrétien à s'en tenir fermement à la règle d'or définie par le Concile: «La vérité ne s'impose que par la force de la vérité elle-même, qui pénètre l'esprit avec autant de douceur que de puissance»
[Tertio Millennio Adveniente, N° 35].

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