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6) Ne pourrait-on pas utiliser un meilleur mot que «inquisition»?

J'aurais sûrement pu choisir une expression plus politiquement correcte, comme appeler ça un «Colloque d'Assurance-Qualité Apostolique»!

Sérieusement, le mot «inquisition» n'est pas du tout nécessaire, et il se peut très bien que je l'enlève à un moment donné. Par exemple, mon site miroir s'appelle www.jesus-eucharistie.org. Par contre, plusieurs arguments militent actuellement en faveur de l'utilisation du mot «inquisition»:

1) Pour lutter contre la calomnie

Oui, de nos jours le mot «inquisition» fait spontanément penser à des choses horriblement mauvaises comme les bûchers, les aveux obtenus par la torture, l'obscurantisme religieux, etc.

Mais c'est tout simplement faux de prétendre qu'une inquisition comporte nécessairement ces choses horribles et condamnables. C'est faux de dire que toutes les inquisitions ont été mauvaises, et l'histoire montre que plusieurs mauvaises inquisitions ont été fermement condamnées par les Papes. Nous avons le devoir de défendre la réputation de l'Église lorsqu'elle est calomniée.

2) Pour défendre la langue française

Oui, le mot «inquisition» est un mot impopulaire. Mais lorsque l'Église est attaquée de l'intérieur par certains de ses propres membres, on se trouve devant une réalité pénible qui, quel que soit le nom qu'on lui donne, aura des connotations négatives:

Je sais qu'après mon départ des loups rapaces viendront chez vous et mettront à mal le troupeau. Certains d'entre vous se mettront à enseigner une doctrine falsifiée, dans le seul but de détacher les disciples pour qu'ils les suivent.
[Ac 20:29-30]

C'est la même chose pour d'autres mots. Ainsi les «croque-morts» sont devenus les «embaumeurs», pour ensuite se nommer «thanatologues», etc. Le problème, c'est que la mort est une réalité pénible, pas qu'on a besoin de changer de mot. Même l'Église catholique peut succomber à de telles modes. Ce qui s'appelait auparavant «La sacrée congrégation pour l'universelle et sainte inquisition» devint plus tard le «Saint Office», et s'appelle de nos jours «La congrégation pour la doctrine de la Foi» [Integrae servandae].

Même si on trouvait un autre mot pour signifier «enquête ecclésiastique ayant pour but de découvrir les hérétiques qui se cachent à l'intérieur de l'Église catholique», ce nouveau mot deviendrait vite tout aussi impopulaire que «inquisition». Restons-donc avec le bon mot correct du dictionnaire!

3) Pour aider nos chefs religieux à parler clairement

Les prêtres de nos jours ont bien peur d'utiliser des expressions comme «péché mortel», «damnation éternelle» ou «infaillibilité papale», qui font autant partie de la religion catholique d'aujourd'hui que les expressions en vogue dans les homélies comme «solidarité», «tendresse» et «partage».

L'Église au Québec est malade entre autres parce que ses enseignements officiels sont dilués par certains chefs religieux qui ont peur de parler clairement. Or le mot le plus difficile à «avaler» de nos jours est sûrement le mot «inquisition»! Si on fait l'effort de faire passer celui-là, on pourra peut-être ouvrir une brèche par laquelle les prêtres pourront plus facilement faire passer toutes les autres expressions essentielles à la transmission de la foi catholique.

4) Pour sensibiliser les fidèles catholiques

Prenons une anecdote vécue: je discutais avec une dame aux États-Unis concernant son gros VUS (Véhicule Utilitaire Sport), et j'essayais de lui faire comprendre que son véhicule polluait beaucoup, et qu'il contribuait à l'effet de serre. Elle m'avait répondu: «Moi, je ne crois pas à ça, l'effet de serre». Comment peut-on commencer à parler de l'Accord de Kyoto et de la lutte contre la pollution, si les gens ne sont même pas conscients de l'existence des gaz à effet de serre?

Cela ressemble beaucoup à la situation de l'Église catholique au Québec. L'Église est malade, presque à l'agonie dans certains diocèses, mais de nombreux catholiques ne soupçonnent même pas que ce sont leurs comportements qui causent cette destruction. Ils choisissent d'ignorer les symptômes de la maladie, ou de les balayer du revers de la main en disant que «les jeunes» sont naturellement moins croyants, ou que la société moderne est moins réceptive au catholicisme. Certains prétendent même que les enseignements officiels de l'Église sont la cause du problème, un peu comme cette dame étasunienne qui prétendait que l'effet de serre était causé par les scientifiques!

En osant utiliser le mot «inquisition», on commence à faire entrer dans la tête des gens que les problèmes de l'Église au Québec sont tout à fait réels et graves, que leur cause peut être identifiée, et surtout que ces problèmes sont guérissables!

5) Pour nous donner de bons arguments

Les enseignements de l'Église catholique sont en fait assez faciles à défendre, une fois qu'on a fait la partie difficile, c'est-à-dire de s'arranger pour que les gens admettent qu'ils ne connaissent pas vraiment ces enseignements.

Utiliser le mot «inquisition» fait que les gens qui ont un esprit fermé condamnent abruptement ce site web, souvent sans même prendre le temps de lire la FAQ. Je peux alors leur faire remarquer leur comportement, et dire quelque chose comme: «Vous voyez, c'est comme ça que fonctionnaient les mauvaises inquisitions, c'est-à-dire en condamnant les gens sans même leur donner la chance de présenter leur défense.» Souvent, ceci est un argument assez fort pour que ces gens ouvrent leur esprit.

6) Pour rester jeunes!

Une de mes affichettes de pare-choc («bumper-sticker» en anglais) préférée dit: «Si vous n'avez pas changé d'idée récemment, comment savez-vous que vous avez encore une tête?».

Vous n'êtes pas la première personne à avoir des réserves concernant le mot «inquisition». Détendez-vous! Vraiment, ça m'a pris plus de vingt ans pour voir la solution pourtant évidente à un problème sérieux. La plupart des gens que je rencontre ont besoin de plusieurs semaines pour se remettre du choc initial, et d'une deuxième lecture de la FAQ à tête reposée, avant de commencer à penser sérieusement à cette idée.

7) Pour la publicité gratuite!

Les gens diront ce qu'ils voudront, mais vous n'oublierez pas de sitôt un site qui s'appelle www.inquisition.ca!

8) Pour lutter contre la propagande du Diable

N'est-il pas curieux que le mot «inquisition» soit aussi tabou de nos jours au Québec? N'est-il pas bizarre de voir certains chefs religieux, normalement calmes et raisonnables, se mettre à vociférer contre l'idée même de parler d'une bonne inquisition? Si c'était une mauvaise idée, on n'aurait qu'à en discuter publiquement et calmement, pour ensuite décider d'essayer autre chose. Voilà tout!

N'est-il pas curieux qu'il soit si mal vu de prononcer ne serait-ce que le nom du remède qui pourrait guérir l'Église au Québec?

Bizarre! C'est comme si quelqu'un avait fait de gros efforts pour répandre des mensonges concernant les inquisitions!

9) Pour avoir un nom de site bilingue

Je fais de gros efforts pour que ce site soit aussi bilingue que possible. Il est difficile de trouver un nom de domaine qui soit correct autant en français qu'en anglais. Par exemple, «enquête ecclésiastique» ne fonctionne pas («ecclesiastical inquiry»), etc.

10) Pour faire peur aux loups

Jusqu'à maintenant, j'ai été très bien servi par l'idée d'appeler ce site web www.inquisition.ca, et de dire aux gens que je me réservais le droit de rendre publique leurs commentaires. Les loups détalent en me voyant arriver (soit physiquement, soit électroniquement).

11) Pour être cohérents avec nous-mêmes

Bien sûr, comme il est dit dans la FAQ No. 1, nous sommes tous d'accord que les mauvaises inquisitions sont mauvaises, et nous sommes tous d'accord que l'Église est pleine de pécheurs qui peuvent faire des mauvaises choses. Mais qu'arrive-t-il si les inquisitions sont intrinsèquement mauvaises, s'il est par définition impossible de faire une bonne inquisition?

Les catholiques prétendent que Dieu a fondé l'Église catholique, et qu'Il dirige son Magistère infaillible. Mais l'Église Catholique a ordonné plusieurs inquisitions, de la manière la plus officielle (c'est-à-dire en engageant son Magistère ordinaire). Si les inquisitions sont intrinsèquement mauvaises, alors Dieu aurait fait poser à son Église des actes mauvais, ce qui est une contradiction. Alors Dieu n'existerait pas, ou Dieu n'aurait pas fondé l'Église catholique.

En fait, on peut voir que les inquisitions (au moins théoriquement) peuvent bien se dérouler, en respectant les lois humaines et la charité divine.

12) Pour lutter contre l'anti-catholicisme

Même les anti-catholiques les plus virulents sont d'accord que les autres institutions sociales peuvent se défendre contre leurs ennemis internes (voir la FAQ No. 4). Pourquoi alors refusent-ils à l'Église catholique un droit qu'ils accordent à toutes les autres institutions?

13) Pour redorer l'image des bonnes inquisitions

Les experts en «marketing» savent que pour donner une bonne image à un produit, il faut construire des «associations mentales» entre le produit, et des choses attirantes. Par exemple, les annonces publicitaires mettent souvent en scène des gens dans la vingtaine qui sont beaux, athlétiques et heureux, pas des gens dans la quarantaine qui sont laids, gros et sans emploi. (Bien sûr, je suis d'accord avec vous que d'utiliser de tels manoeuvres pour donner une bonne image à de mauvais produits, comme la bière ou les cigarettes, n'est pas bien!).

Certaines personnes m'ont dit que le contenu du site web www.inquisition.ca était excellent, mais que son nom était horrible. Je prétends que c'est exactement ce que j'essaie de faire! Je veux associer le mot «inquisition» (qui en ce moment, malheureusement, a une très mauvaise image), avec des choses bonnes, afin de construire de nouvelles associations mentales.

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