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Déclarations du Cardinal Marc Ouellet -
L'Église catholique appelée à faire son examen de conscience

Minou, minou! Beau petit minou athée!
Minou, minou! Beau petit minou athée!

Note: La litière pour chats athées, communément appelée le journal Le Devoir, a publié le 2007-novembre-28 [Source] une autre attaque contre les déclarations récentes du Cardinal Marc Ouellet sur la religion à l'école. Cette fois-ci, le petit minet est Mme Marie-Michelle Poisson, Professeure de philosophie au Collège Ahuntsic et vice-prêtresse du Mouvement laïque québécois. Je rajoute les couleurs.

La moralité et la religion sont deux choses complètement différentes et indépendantes

[Vert] Pourquoi le cardinal Marc Ouellet veut-il maintenir l'enseignement religieux à l'école?

[Rouge] Parce qu'il a la conviction que tout autre enseignement moral (par exemple un enseignement de l'éthique ayant des fondements philosophiques, rationnels et humanistes) ne pourrait que mener notre belle jeunesse à la perdition, à la dépravation, voire au suicide!

[Rouge] Tel est l'essentiel du message qu'il a récemment livré devant la commission Bouchard-Taylor.

Si on regarde les faits, plutôt que la langue pleine de poils de chat de Mme Poisson, le Cardinal demande: «qu'au nom de la liberté religieuse de chacun, le cours d'État d'éthique et de culture religieuse soit OPTIONNEL». Si le Cardinal avait été convaincu que ce Cours mènerait «à la perdition» de tous, il aurait exigé son élimination totale. Le Cardinal affirme aussi: «Je précise que les évêques ne s'opposent pas à l'élaboration de ce cours d'État».

À ma connaissance, en ce moment, une seule personne au Québec exige l'élimination totale de ce Cours, autant pour les catholiques que pour les non-catholiques. C'est moi.

[Jaune] Or Mgr Ouellet s'est à juste titre fait rappeler, par bon nombre d'intervenants sociaux, que [Rouge] l'Église [Fin Rouge] n'a pas toujours été et n'est toujours pas un exemple à suivre quant au respect le plus élémentaire des droits de la personne et que certains crimes commis au nom des dogmes de la foi catholique sont tout simplement inexcusables.

Si aux nouvelles télévisées on montrait un terroriste sanguinaire qui se prétendait bouddhiste ou musulman, Mme Poisson expliquerait le lendemain, à tous ses jeunes étudiants en philosophie, qu'il y a une différence entre les enseignements officiels d'une religion, et les comportements d'un personne qui se prétend membre de cette religion.

Pourquoi alors faire une exception pour l'Église catholique? Pourtant, l'Église a toujours enseigné que les Papes, les évêques et les prêtres peuvent aller en Enfer comme vous ou moi. De plus, l'Église est tellement consciente que Ses membres sont pécheurs, qu'Elle a un Sacrement spécial pour les catholiques qui se comportent de façon immorale! (La Confession. En passant, pour recevoir l'absolution, il faut se repentir de ses péchés, promettre de ne plus recommencer, et réparer le tort qu'on a fait.)

N'importe qui peut commettre n'importe quel crime, au nom de n'importe quelle croyance de n'importe quelle religion. Et qu'est-ce que ça prouve? Rien. Pour accuser l'Église catholique, il faut montrer que tel crime est causé par tel dogme de Foi. Je lance donc un défi à Mme Poisson:

Je vous donne 1000$ si vous me montrez un crime (qu'il soit commis par un Pape, ou un évêque, ou un prêtre) qui n'est pas explicitement condamné par les enseignements officiels de l'Église catholique. Ou encore, trouvez-moi un enseignement officiel de l'Église catholique qui encourage un quelconque vice ou crime.

[Jaune] Devant un tel paradoxe, comment Marc Ouellet peut-il justifier le maintien de l'enseignement moral et catholique à l'école autrement qu'en essayant de composer de toute urgence, en ayant recours à bon nombre de sophismes et de contre-vérités, un visage respectueux de la personne à l'Église catholique romaine?

Bien sûr, si les enseignements officiels de l'Église sont mauvais, vous avez raison. Mais si tel est le cas, relevez mon défi.

[Rouge] L'Église n'a-t-elle pas eu un comportement immoral envers les autochtones, les femmes, les homosexuels et les lesbiennes, les orphelins et les enfants nés hors mariage, les divorcés, les filles mères et les victimes de prêtres pédophiles?

Manifestement, vous savez comment calomnier. Mais êtes-vous capable de relever mon défi?

[Vert] Dans son étrange lettre, M. Ouellet le reconnaît sans équivoque en demandant «pardon pour tout ce mal!». L'Église a-t-elle rectifié ses positions envers ces personnes? Non, et elle ne semble pas disposée à le faire. Par conséquent, l'Église catholique est bien mal placée pour donner des leçons de morale à qui que ce soit.

Ici, je dois venir à la défense de Mme Poisson. Cette lettre du Cardinal baigne en effet dans une scandaleuse ambiguïté, et le Cardinal a causé beaucoup de mal en essayant, une fois de plus, de plaire au Christ et à Satan en même temps. Si les enseignements de l'Église sont mauvais, comme l'Église n'a aucune intention de les changer, alors toute tentative de «demander pardon pour ce mal» est cruellement hypocrite et malhonnête.

Sauf que les enseignements officiels de l'Église catholique sont saints et infaillibles. Si vous n'êtes pas d'accord, relevez mon défi.

Religion n'égale pas morale

[Jaune] La preuve est donc faite que la religion n'est jamais une garantie de moralité. Et ce qui vient d'être dit de [Rouge] la religion catholique [Fin Rouge] pourrait être dit de toutes les religions.

Ouf! Les preuves courent vite, lorsqu'elles ne s'embarassent pas de lourds bagages comme les faits et la logique!

Plus sérieusement, vous n'avez rien prouvé concernant la religion catholique. Sinon, relevez mon défi. Ensuite, même la Bible dit clairement que la religion chrétienne n'est pas une garantie de moralité. Selon la Bible, les créatures les plus haineuses et sanguinaires de l'univers (les démons) ont la foi! [Jc 2:19]

[Vert] L'obéissance à certains préceptes religieux ou la perpétuation de traditions ancestrales ayant une dimension sacrée sont souvent en conflit avec les devoirs moraux les plus élémentaires.

Amen! Sur ce point, l'Église catholique et Mme Poisson sont en accord parfait.

[Jaune] La moralité et la religion sont deux choses complètement différentes et indépendantes. Si elles coïncident [Rouge] parfois [Fin Rouge], c'est tout simplement parce qu'il se trouve partout des personnes courageuses et intègres, croyantes ou agnostiques, qui placent le respect des droits de la personne avant toute chose et qui le prouvent au quotidien dans chacun de leurs actes. C'est cette morale humaniste universelle transcendant [Rouge] toutes [Fin Rouge] les religions qu'on doit désormais enseigner à tous nos enfants sans exception dans les écoles primaires et secondaires du Québec.

Ici, Mme Poisson s'approche beaucoup de la vérité.

Imaginez que vous êtes un sociologue, et que vous étudiez scientifiquement les religions. Le sujet de votre thèse de doctorat est: «La coïncidence ou non-coïncidence des religions avec la morale humaniste universelle». Comment allez-vous aborder ce sujet?

Primo, vous allez définir vos termes. Qu'est que «la religion», ou plus correctement, quelles sont les religions? Ensuite, qu'est-ce que la «morale humaniste universelle»?

Secundo, vous allez, pour chaque religion, extraire le sous-ensemble de ses enseignements moraux. Prenons un exemple farfelu: la religion des «Gaar-Teqs». Si les écritures «sacrées» des Gaar-Teqs disent qu'il faut se prosterner cinq fois par jour en direction de la MEC, c'est un enseignement liturgique, qui ne nous concerne pas ici. Mais si la religion des Gaar-Teqs dit qu'il ne faut pas jeter de déchêts dans les sentiers forestiers, alors c'est un enseignement moral. Dans ce cas-ci, c'est même un bon enseignement, qui coïncide en effet avec la «morale humaniste universelle».

Tertio, vous allez comparer point par point chaque précepte de la «morale humaniste universelle», avec chaque précepte correspondant du sous-ensemble des enseignements moraux de chaque religion. (Ouf! Un vrai travail de moine!)

Si vous faites bien votre travail scientifique, vous pourrez constater plusieurs choses:

(1) Plusieurs religions enseignent officiellement des préceptes complètement immoraux.

(2) L'athéisme, strictement parlant, est incompatible avec la morale.

(3) La religion catholique reconnaît l'existence d'une «morale humaniste universelle» (c'est-à-dire la Loi naturelle, connaissable par tous les hommes, même ceux qui n'ont pas la Foi). En plus, elle intègre toute cette morale dans ses enseignements officiels.

(4) Non seulement la religion catholique intègre toute cette morale naturelle, mais en plus, elle seule explique les graves défauts inhérents de la morale naturelle, pour ensuite les guérir.

[Jaune] Il est plus que temps d'opérer dans les esprit un divorce radical et salutaire entre l'éthique et la religion,

Scientifiquement, on ne peut pas mettre dans le même panier de «LA» religion, des religions qui enseignent des préceptes radicalement immoraux, et le catholicisme qui enseigne intégralement la morale naturelle, et mieux.

[Jaune] tout comme il fut nécessaire de séparer une fois pour toutes la science et la religion.

Ça dépend de quelle religion vous parlez.

[Vert] Pour y arriver, il faudra d'abord cerner et démentir tous les préjugés extrêmement complaisants qui prêtent automatiquement une probité morale sans faille aux religieux.

Comme cité ci-haut, la Bible elle-même ne prête pas une «probité morale sans faille aux religieux» [Jc 2:19].

[Rouge] Il faudra de plus dénoncer toutes les médisances sans aucun fondement exprimées envers les agnostiques et les athées

En parlant de calomnies, vous avez rempli toute une litère à chats ci-haut. Allez-vous relever mon défi? Ensuite, pour ce qui est de l'incompatibilité de l'athéisme avec la morale, je suis prêt. Venez discuter, ou allez lécher votre pelage athée dans un coin, en silence.

[Vert] et ne plus tolérer dans les débats publics les sophismes et les contre-vérités dont les religieux de toutes confessions font désespérément usage en tentant de préserver une autorité morale anachronique.

Je suis tout-à-fait d'accord avec la lutte contre les sophismes et les contre-vérités. Alors, allez-vous relever mon défi?

Un ancien programme défaillant

[Rouge] L'ancien programme d'enseignement moral catholique comportait quantité de distorsions et d'omissions frisant la malhonnêteté intellectuelle.

Relevez mon défi.

[Vert] Dans ce programme, chaque thématique abordée devait être illustrée par de nombreuses références aux textes religieux. Par exemple, «les relations avec les autres» ou «le rapport à la consommation» pouvaient être illustrés par des récits tirés de l'Ancien et du Nouveau Testament, des récits de vie de catholiques d'hier et d'aujourd'hui, quelques rites catholiques et quelques récits de la diversité religieuse.

[Jaune] Jamais, cependant, n'étaient proposées, en guise d'illustration, les contributions significatives et souvent même décisives de certains philosophes.

Primo, il faudrait nous dire de quel cours exactement vous parlez. Il est tout-à-fait possible que vous avez lu un mauvais cours de pseudo-catéchèse. J'ai moi-même perdu la Foi vers 12 ans à cause d'un de ces cours. Mais les enseignements officiels de l'Église catholique ne crachent pas du tout sur le rôle important de la philosophie, et de nombreux saints canonisés étaient philosophes (saint Justin martyr, saint Albert le Grand, saint Thomas d'Aquin, etc.)

[Vert] Ainsi, on proposait l'exemple de «Martin Luther King, homme de foi et promoteur d'un changement de mentalité concernant les rapports entre les Blancs et les Noirs».

[Jaune] Or il est de notoriété publique que l'engagement politique de Martin Luther King fut d'abord et avant tout inspiré par Henry D. Thoreau, philosophe américain, théoricien de la désobéissance civile et de la non-violence, concepts qui ont été déterminants dans le succès de la lutte anti-ségrégationniste aux États-Unis.

Ouf! Toute une affirmation! Même si je suis citoyen des USA, cela fait très longtemps que j'ai lu des oeuvres de Martin Luther King. À ma connaissance, lui-même n'aurait jamais osé affirmer que son action était fondée sur autre chose que «our Lord and Savior, Jesus Christ, the Rock of Ages»!

Nous pourrons rajouter un autre volet à notre débat. Relevez mon défi!

[Vert] De même, le «rapport à la consommation» ne suscitait aucune mention des stoïciens, ces philosophes de l'Antiquité grecque,

[Jaune] qui ont pourtant établi les bases philosophiques d'un mode de vie fondé sur la modération, notion qui fut par la suite intégrée aux doctrines chrétiennes et musulmanes.

Ouf! Affirmation assez farfelue! Relevez mon défi, et nous irons aussi voir ce qu'enseignait réellement la morale stoïque.

[Jaune] Il va sans dire qu'il était totalement exclu de faire mention des cas où, au contraire, [Rouge] l'Église catholique [Fin Rouge] se serait montrée raciste (par exemple, la controverse de Valladolid à l'origine de l'esclavage des Noirs dans les Amériques) ou aurait démontré un goût démesuré pour le faste et le luxe (par exemple, la visite guidée des palais de Rome, dont les richesses proviennent des fruits d'une forme ou d'une autre d'esclavage).

Qui est en cause? Les enseignements officiels de l'Église catholique, ou les péchés détestables de certains membres du clergé? Relevez mon défi.

Une éthique autosuffisante

[Vert] L'éthique est une discipline philosophique qui étudie et valide les principes à l'oeuvre lorsque nous formulons des jugements moraux, principes rationnels capables d'orienter et de limiter les actions humaines.

Oui, en quelque sorte, mais je préfère la définition traditionnelle.

[Jaune] L'éthique, tout comme les sciences naturelles au XVIIIe siècle, a dû conquérir son indépendance par rapport à la religion.

SVP définissez le mot «religion».

[Jaune] Désormais, l'éthique est [Rouge] autosuffisante [Fin Rouge] et capable de proposer des principes universels opérationnels, par exemple les droits de la personne, à la base de nos institutions démocratiques modernes.

SVP définissez le mot «autosuffisante». Vous pourriez avoir raison, car la morale naturelle n'est pas fondée sur une quelconque croyance. Mais je pense plutôt que vous prétendez que le Bien et le Mal peuvent exister, même si Dieu est mort.

[Jaune] Les efforts rationnels de penseurs tels Rousseau, Kant, Tocqueville ou Thoreau, entre autres, ont contribué à établir un corpus de connaissances qui peuvent et doivent s'enseigner dans nos écoles afin que les jeunes soient instruits de leurs droits et devoirs de citoyen.

Relevez mon défi, nous pourrons aussi discuter de la valeur de ces philosophes.

[Vert] Et c'est pour cette raison que l'UNESCO a fait de l'enseignement de la philosophie une priorité pour tous les niveaux de scolarité. On trouve dans la Déclaration de Paris une justification fort pertinente de l'enseignement de cette discipline: «[...] L'éducation philosophique, en formant des esprits libres et réfléchis, capables de résister aux diverses formes de propagande, de fanatisme, d'exclusion et d'intolérance, contribue à la paix et prépare chacun à prendre ses responsabilités face aux grandes interrogations contemporaines, notamment dans le domaine de l'éthique.»

Moi aussi je suis tout-à-fait en faveur de la bonne philosophie!

L'éthique noyée dans la culture religieuse

[Vert] Malheureusement, aucun programme d'enseignement moral produit à ce jour par le ministère de l'Éducation du Québec ne comporte de contenu significatif et pertinent en philosophie éthique. Le nouveau programme d'éthique et culture religieuse dont l'implantation est prévue pour décembre 2008 ne fait pas exception.

Merci Mme Poisson! Enfin, nous sommes parfaitement d'accord!

[Vert] Les contenus d'éthique philosophique, évoqués succinctement, sont noyés dans les contenus de culture religieuse.

Je trouve que vous être trop indulgente envers ce Cours. Son «contenu d'éthique philosophique» est pourri jusqu'à la moëlle.

[Vert] L'enseignant doit présenter le contenu d'éthique [Jaune] humaniste [Fin Jaune], qui constitue pourtant l'essentiel des principes civiques qui guident nos sociétés modernes, au même titre que les contenus normatifs religieux sans jamais accorder de préséance systématique et explicite à l'éthique philosophique lorsque les droits de la personne et les pratiques religieuses ne sont pas en adéquation.

[Vert] Il semble que le programme soit conçu de telle manière que toutes les divergences normatives soient traitées comme des «diversités culturelles» qui doivent faire l'objet d'une tolérance mutuelle mise en pratique par l'exercice de l'écoute et du dialogue. Encore une fois, on nage en plein relativisme, relativisme propre à conforter les préjugés moraux des religieux, relativisme doucereux dont on a peut-être espéré, à tort, qu'il puisse nous préserver des susceptibilités politiques de certains groupes d'intérêt qui ont été et se montrent encore très agressifs dans le dossier de l'enseignement moral religieux à l'école.

Ici aussi, je pense que nous pourrions être d'accord (toutefois il faudrait mieux définir le mot «humaniste»).

Culture religieuse trompeuse

[Vert] Il est clair que les parents catholiques ne se contenteront pas de ce qui se présente à leurs yeux comme un subterfuge consistant à maintenir un certain contenu religieux à l'école en le nommant et en le définissant autrement.

J'espère que vous avez raison, et que les parents catholiques vont lutter pour défendre leurs droits et les droits de l'Église.

[Jaune] Le vocable «culture religieuse» est trompeur à bien d'autres égards. Il a entre autres pour effet de surdéterminer le facteur religieux parmi l'ensemble des facteurs significatifs qui permettent de comprendre le Québec réel d'aujourd'hui; la religion, quoi qu'on en dise, joue un rôle mineur comme marqueur identitaire et n'est certainement pas le guide ultime des comportements des Québécois qui, en cas de litige, préfèrent certainement se référer à la Charte des droits et libertés de la personne plutôt qu'à Dieu.

En gros je suis d'accord avec vous. Le peuple québécois a, en gros, apostasié. Le vrai catholicisme est presque disparu.

[Vert] Le débat dans lequel veut nous entraîner le cardinal Marc Ouellet est extrêmement gênant et embarrassant

Je suis d'accord, mais probablement pour d'autres raisons que vous.

[Rouge] en ce qu'il perpétue un discours qui confond naïvement éthique et religion et conforte l'arrogance des croyants en matière de moralité.

Relevez mon défi. L'Église ne confond pas du tout morale naturelle et Foi, et la Bible elle-même pourfend l'arrogance des croyants [Jc 2:19] et des pharisiens [Mt 23:13-33].

[Vert] La seule façon de couper court à ce débat stérile qui ne fait qu'entretenir de vains espoirs chez les militants religieux est de retirer sans plus attendre les contenus de «culture religieuse» des nouveaux programmes tout en étoffant et en rendant plus cohérents les contenus d'éthique philosophique et les compétences liées à la «pratique du dialogue dans la perspective du vivre-ensemble».

Je suis d'accord avec vous que même au point de vue purement philosophique, ce cours est pourri.

[Jaune] Il serait extrêmement fâcheux que, devant l'obstruction systématique et concertée d'un groupe de militants acharnés opposés à une partie seulement des contenus du nouveau programme d'éthique et culture religieuse, nous devions renoncer à l'ensemble des contenus d'un programme novateur et sans aucun doute valable pour tous.

Je serais d'accord avec l'affirmation que la morale naturelle est bonne, nécessaire, et «sans aucun doute valable pour tous», mais ce n'est précisément pas ce qu'offre ce cours.

Ah, en passant, allez-vous relever mon défi?

 


-----Original Message-----
From: Stefan Jetchick
Sent: 2 décembre 2007 20:42
To: marie-michelle.poisson (ajouter l'arobas) collegeahuntsic.qc.ca
Subject: Message pour Mme Marie-Michelle Poisson

Bonjour Mme Marie-Michelle Poisson,

Je suis à donner les dernières retouches à ma critique
de votre article intitulé:

	Déclarations du Cardinal Marc Ouellet -
	L'Église catholique appelée à faire son examen de conscience

J'espère que vous accepterez mon offre de débat public,
qui est décrite dans cet article.

Au plaisir!

Stefan Jetchick

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